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Protecteurs, dispositifs de protection et règles générales des machines à bois (CCHST)
Les types de protecteurs et de dispositifs de protection décrits par le CCHST, la hiérarchie des mesures de contrôle, les dangers mécaniques à évaluer, les conseils généraux pour les machines à travailler le bois, et la définition du poussoir et du bloc poussoir dans le Règlement 91-191 du Nouveau-Brunswick.
Qu’est-ce que la protection de la sécurité?
Le CCHST définit la protection de la sécurité comme un ensemble de mesures de contrôle qui protègent les travailleurs contre le contact avec des parties mobiles ou d’autres conditions dangereuses. Ces dispositifs peuvent arrêter une machine si une main ou une partie du corps entre dans une zone dangereuse, retenir ou retirer la main, exiger que l’opérateur garde les deux mains sur une commande, ou agir comme une barrière synchronisée avec le cycle de la machine. Les dispositifs de protection comprennent des protecteurs, des dispositifs de sécurité, des écrans, des barrières, des panneaux d’avertissement, des procédures de travail sécuritaires et des EPI.
Les types de protecteurs
Un protecteur est une pièce de machinerie qui protège au moyen d’une barrière physique (carter, porte, enceinte). La fiche distingue :
- le protecteur réglable : fixe, réglable dans son ensemble ou par parties, dont le réglage reste fixe pendant l’opération;
- le protecteur à distance : fixe, qui n’enferme pas complètement le danger mais réduit l’accès par ses dimensions et sa distance;
- le protecteur fixe : maintenu en place de façon permanente (soudage) ou par des attaches; il faut des outils pour l’enlever et il ne dépend pas de pièces mobiles;
- le protecteur verrouillé : surveillé par le système de commande pour empêcher ou arrêter la machine dans des conditions précises (électrique, mécanique, hydraulique ou pneumatique);
- le protecteur auto-réglable ou à fermeture automatique : mobile, actionné par la machine ou par la pièce travaillée, il laisse passer la pièce puis revient en position fermée.
Exemples de dispositifs de protection
Dispositifs de détection photoélectrique (champ lumineux), de détection de présence par radiofréquence, de détection électromécanique; dispositifs de recul (câbles attachés aux mains, poignets ou bras); dispositifs de retenue; commandes de sécurité à déclenchement d’urgence (barre sensible à la pression); commandes bimanuelles (pression constante) et commandes bimanuelles à impulsion; barrières ou portillons verrouillés à la machine.
Hiérarchie des mesures de contrôle
Le choix des dispositifs repose sur la conception sécuritaire et la hiérarchie des mesures de contrôle : élimination (conception, automatisation), substitution (machines libérant moins d’énergie), mesures d’ingénierie (protecteurs, arrêts d’urgence, détection de présence, commandes bimanuelles), sensibilisation (feux, alarmes, panneaux), contrôles administratifs (formation, tenue des locaux, méthodes de travail sécuritaires, cadenassage et étiquetage) et équipement de protection individuelle.
Évaluer les dangers d’une machine
La fiche « Travailler avec de la machinerie » cite notamment les dangers des parties mobiles (emmêlement, friction, abrasion, coupure, amputation, cisaillement, perforation, impact, écrasement), de l’énergie, de la chaleur ou du froid, du bruit, des vibrations, des gaz ou liquides sous pression. Une évaluation du risque devrait être menée pour chaque machine ou situation et, dans certains cas, avant chaque utilisation; le niveau de risque tient compte de la gravité des blessures possibles et de la probabilité d’occurrence. Le point d’opération désigne la zone de la machine où le travail est exécuté, d’habitude là où le travailleur est en contact avec la machine. La liste de vérification demande notamment d’identifier si la machine doit être cadenassée avant les ajustements ou les réparations.
Conseils généraux pour les machines à travailler le bois
- N’utiliser que les machines pour lesquelles on a reçu une formation; lire le manuel d’instructions.
- Porter des lunettes de sécurité ou des lunettes étanches ou un écran facial; un respirateur lorsque requis; des protecteurs d’oreilles adaptés (si on a de la difficulté à entendre quelqu’un parler à trois pieds, le bruit est trop élevé).
- Les gants protègent des échardes à la manutention, mais ne doivent pas être portés près des lames en mouvement ni des machines rotatives.
- Vérifier que les protecteurs sont en place, en bon état et efficaces; que la machine est mise à la terre; que les clés et outils de réglage sont enlevés; inspecter la pièce (clous, vis, broches, nœuds bouchons).
- Les boutons de marche doivent être protégés contre un contact accidentel (collet de 3 à 6 mm, soit 1/8 à 1/4 po).
- Mettre la machine hors tension et débrancher (ou verrouiller la source d’alimentation) avant d’inspecter, de changer, de nettoyer, de régler ou de réparer une lame ou une machine.
- Utiliser un poussoir pour faire avancer la pièce; les gabarits aident à garder les mains à l’écart; fixer les pièces au perçage, ponçage, coupe ou fraisage; supporter les grosses pièces des deux côtés (alimentation et sortie).
- Ventilation locale pour la sciure et les copeaux; cordons hors de portée; lieux propres, planchers de niveau et non glissants.
- Ne pas porter de vêtements amples, gants, cravate ou bijoux; ne pas se tenir directement derrière la pièce (rebond); ne pas enlever la sciure ou les copeaux du plateau de coupe avec les mains pendant que la machine est en marche; ne pas utiliser d’air comprimé pour enlever la sciure, les rognures, etc., de la machine ou des vêtements; ne pas laisser une machine tourner sans surveillance (à moins qu’elle ne soit conçue pour fonctionner sans surveillance); ne pas essayer de dégager une lame coincée avant de couper l’alimentation électrique.
Au Nouveau-Brunswick : poussoir et bloc poussoir
Le Règlement 91-191 (art. 245) définit le poussoir comme une étroite bande de bois ou d’une autre matière tendre munie d’une encoche à une extrémité, et le bloc poussoir comme un bloc de bois muni d’un manche semblable à celui d’un rabot à main et d’une embase à l’arrière; l’un et l’autre servent à pousser des matériaux dans une machine et sont assez longs pour protéger un salarié contre le danger d’entrer en contact avec la machine (art. 245(1)). Lorsqu’une machine à découper ou à mettre en forme présente un danger de blessure à la main, l’employeur doit fournir au salarié un bloc poussoir, un poussoir ou autre dispositif de protection approprié (art. 245(2)).
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Sources citées sur cette page
- Réponses SST – Protection de la sécurité (Notions générales; Travailler avec de la machinerie), Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) (Pages Web récupérées le 2026-09-27). Où : safeguarding__general.txt (Protection de la sécurité – Notions générales) ; machinery.txt (Protection de la sécurité – Travailler avec de la machinerie).
- Réponses SST – Machines à travailler le bois, Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) (Pages Web récupérées le 2026-09-27). Où : gen_safe.txt (Machines à travailler le bois – Conseils de sécurité d’ordre général).
- Règlement du Nouveau-Brunswick 91-191 pris en vertu de la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail, Gouvernement du Nouveau-Brunswick (Texte consolidé, modifications jusqu’en 2024 (2024-38)). Où : art. 245(1)–(2).
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