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Poussière de bois : effets sur la santé et mesures de contrôle (CCHST)
Ce que dit la fiche Réponses SST du CCHST sur la poussière de bois : cancérogène du groupe 1 selon le CIRC, effets respiratoires et cutanés, essences en cause, mesures de contrôle, limites de l’ACGIH et appareils de protection respiratoire; avec les règles du Règlement 91-191 du Nouveau-Brunswick sur l’air comprimé.
Pourquoi la poussière de bois est un problème de santé
Selon le CCHST, l’exposition à la poussière de bois est liée à des problèmes de santé à cause des produits chimiques naturels du bois et de substances comme les bactéries, les moisissures ou les champignons. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe la poussière de bois comme cancérogène pour les êtres humains (groupe 1) : elle cause le cancer de la cavité nasale, des sinus paranasaux et du nasopharynx. La poussière est aussi associée à des effets toxiques, à l’irritation des yeux, du nez et de la gorge, à la dermatite et à des effets respiratoires (diminution de la capacité pulmonaire, réactions allergiques). La fiche précise qu’elle porte avant tout sur la poussière de bois provenant du bois non traité, et que la poussière de bois constitue aussi un problème de sécurité parce qu’elle peut causer un incendie ou une explosion.
Activités et professions à risque
Toutes les étapes de la transformation (sciage, toupillage, sablage) produisent de la poussière; les travailleurs y sont aussi exposés en époussetant, en entretenant ou en nettoyant l’équipement (par exemple en vidant le sac d’un système de dépoussiérage). La poussière fine du façonnage, du toupillage et du sablage donne des niveaux d’exposition plus élevés; les feuillus produisent généralement plus de poussière que les résineux, et le bois sec en produit davantage. Les travailleurs de la fabrication de meubles et de l’ébénisterie figurent parmi les professions à risque accru.
Effets selon l’essence
Les effets toxiques sont propres à chaque essence. Le tableau de la fiche (tiré de Work Safe Alberta, 2009) donne par exemple : cèdre rouge de l’Ouest – asthme, dermatite de contact allergique, sensibilisateur; hêtre – dermatite, rhinite, asthme, cancer du nez; chêne – cancer du nez; érable – rhinite, asthme, maladie des écorceurs d’érable; bouleau – dermatite de contact irritant; noyer noir – irritation de la peau, rhinite, possibilité d’asthme; acajou et teck – dermatite, sensibilisateur (le teck est aussi noté toxique). Les produits utilisés dans ou sur le bois (résines, peintures, décapants, colles, laques, vernis, scellants, colorants) peuvent aussi être dangereux : il faut lire la fiche de données de sécurité.
Mesures de contrôle recommandées
- Connaître le type de bois et ses dangers; utiliser quand c’est possible une essence qui a peu ou pas d’effets connus; réduire la production de poussière.
- Utiliser un système de ventilation industrielle approprié avec échappement local et filtres HEPA, et des systèmes d’extraction montés sur les outils.
- Garder les outils et les lames bien affûtés : les outils émoussés peuvent rejeter davantage de poussière dans l’air.
- Pratiquer la propreté : nettoyage humide (chiffon ou serpillère) ou aspirateur à filtre HEPA; déposer la poussière dans un sac fermé; ne pas utiliser d’air comprimé pour chasser la poussière des meubles, de l’équipement ou des vêtements.
- Ne pas laisser la poussière s’accumuler (rebords, poutres de plafond, appareils d’éclairage, endroits cachés) pour éviter une explosion de poussière combustible.
- Formation des employés, appareils de protection respiratoire au besoin, vêtements de protection et gants, hygiène personnelle (se laver les mains et le visage avant de manger, de boire ou de fumer).
Limites d’exposition et respirateurs
La fiche cite les valeurs limites d’exposition de l’ACGIH : cèdre rouge de l’Ouest, MPT de 0,5 mg/m³ (particule inhalable, sensibilisation dermique et respiratoire); toutes les autres essences, MPT de 1 mg/m³. Un respirateur s’utilise dans le cadre d’un programme d’équipement de protection individuelle; les recommandations du NIOSH citées ne visent que les appareils approuvés par le NIOSH.
Au Nouveau-Brunswick : l’air comprimé
Selon le Règlement 91-191, lorsque de l’air comprimé est utilisé pour nettoyer toute surface, l’employeur doit s’assurer qu’un chalumeau est installé au bout du boyau, que le chalumeau dispose d’une valve de commande et que le salarié qui utilise l’air comprimé porte un équipement de protection convenable (art. 254(1)). Lorsque de l’air comprimé est utilisé pour enlever de la poussière ou d’autres substances des habits portés par un salarié, l’employeur doit s’assurer qu’un équipement de protection approprié pour les yeux est utilisé par le salarié et que l’approvisionnement en air comprimé est limité à 69 kPa, ou que des jets de sécurité sont utilisés qui ont le même effet pour limiter la pression (art. 254(2)).
La fiche du CCHST sur la poussière de bois, de son côté, indique qu’il ne faut pas utiliser d’air comprimé pour chasser la poussière des meubles, de l’équipement ou des vêtements.
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Sources citées sur cette page
- Réponses SST – Poussière de bois – Effets sur la santé, Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST) (Page Web récupérée le 2026-09-27). Où : wood_dust.txt (Poussière de bois – Effets sur la santé).
- Règlement du Nouveau-Brunswick 91-191 pris en vertu de la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail, Gouvernement du Nouveau-Brunswick (Texte consolidé, modifications jusqu’en 2024 (2024-38)). Où : art. 254(1)–(2).
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